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A lire — Le guide pratique

Opter pour un terrain isolé

La signature du contrat de vente entraîne le versement de frais

Un choix souvent coup de coeur, qui peut se révéler aventureux même si le terrain ressemble à un petit coin de paradis, il peut receler de multiples défauts qui se traduiront pour vous par des désagréments et une augmentation du prix de votre future maison. Soyez attentif et prenez le temps de tout vérifier : situation, constructibilité, viabilité, etc.

Posez-vous les bonnes questions.

A quelles distances se trouvent les commerces, administrations, écoles... ? Quels sont les moyens d’accès : routes, transports en commun ?

Promenez-vous dans le quartier à divers moments de la journée, rencontrez des habitants ou des commerçants... Vous pourrez ainsi vous faire une idée des avantages et des inconvénients de ce site et peutêtre découvrir un éventuel problème qui gâcherait votre installation (proximité d’une usine, zone bruyante…).

Interrogez-vous également sur sa configuration et son relief. Bien sûr, une superficie minimale s’impose si vous voulez profiter de votre jardin et garder vos distances avec les voisins, sans pour autant vous entraîner dans des travaux d’entretien du jardin importants. Une forme simple avec un sol sans relief facilitera la construction, car si un terrain en pente ou accidenté vous offrira certainement une vue dégagée et des aménagements paysagers originaux, il entraînera un surcoût (adaptation de la construction au dénivelé, excavation du sous-sol, desserte de la clôture à la maison...).

N’hésitez pas à demander une expertise du sous-sol, cela vous coûtera quelques centaines d’euros, mais vous évitera de mauvaises surprises pendant la construction et aussi à plus long terme (instabilité du terrain, pollution, etc.). Vous pouvez consulter le service des carrières de votre département.

Faites également effectuer un bornage par un géomètre-expert si celui-ci ne vous a pas été fourni, ce document vous sera toujours utile (problème de voisinage, revente…). Pensez également à la viabilisation (raccordement aux différents réseaux : eau, assainissement, électricité, gaz, téléphone) qui peut entraîner de grosses dépenses. Faites chiffrer ces travaux par les différents services concernés.

Dernière formalité, vérifiez le Plan de prévention des risques (PPR). Institué par la loi du 2 février 1995, il a pour but d’analyser le ou les risques propres à un secteur et vise à leur prise en compte spécifique dans l’aménagement, la construction et la gestion du territoire concerné. Sous l’égide de l’Etat, son élaboration incombe au préfet de chaque département qui décide de l’ouverture d’un PPR dans un périmètre défini, après enquête d’utilité publique et concertation avec les élus locaux. Dans ce périmètre, il peut tout simplement interdire toute construction nouvelle si le risque est très élevé. Mais il peut aussi renforcer le règlement des nouvelles constructions.

Par exemple, pour des inondations, il peut prescrire une hauteur minimale à respecter au-dessus de la cote des plus hautes eaux pour un plancher en rez-de-chaussée. Attention, pensez à consulter la carte de zonage qui reprend ces données, car certaines communes ne sont pas dotées d’un PPR, même lorsque le risque existe. N'hésitez pas à consulter le site dédié à la prévention des risques majeurs : www.prim.net